La dépression chez les adolescents et les jeunes adultes

La dépression chez les adolescents et les jeunes adultes

Un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé sur la santé des adolescents dans le monde, révèle que la dépression est la principale cause de maladie et de handicap chez les garçons et les filles de 10 à 19 ans, tandis que le suicide est la troisième cause de décès. En prodiguant les soins nécessaires, on évite des décès mais aussi des souffrances tout au long de leur existence.

« Entre 4 et 6 % des adolescents soufrent de dépression soit environ un adolescent sur 20. Elle touche deux fois plus les filles que les garçons et peut être un mode d’entrée dans la maladie bipolaire… C’est une source de handicap social important avec un risque de récurrence de 40% à deux ans. La prise en charge des adolescents souffrant de dépression d’intensité modérée repose en première intention sur la psychothérapie et la guidance parentale. Un traitement médicamenteux sera proposé en deuxième intention, ou d’emblée en cas de dépression sévère ou de comorbidité associée… » affirme Adeline Gaillard, psychiatre, ancien chef de clinique et actuellement praticien hospitalier au SHU à l’hôpital sainte Anne et médecin libéral à Paris.

Jean-Pierre Olié, Professeur de psychiatrie à la faculté Paris-Descartes et membre de l’Académie de Médecine, souligne également que :
«Le diagnostic de dépression chez l’adolescent est particulièrement difficile à effectuer du fait de la part des troubles du comportement dans les symptômes de l’épisode dépressif. De surcroît, l’adolescent est moins enclin à consulter et à se soigner que l’adulte : on ne tombe pas malade à cet âge de la vie ! Et l’impulsivité et le goût pour les conduites à risques fréquemment observées à cette période peuvent évidemment mettre en jeu le pronostic vital : le suicide est la première ou la deuxième (selon les tranches d’âge) cause de mortalité à l’adolescence. Il faut savoir réagir, ne pas hésiter à consulter pour ne pas se réfugier derrière la notion vague de crise d’adolescence. Et éviter le pire. »
Les préoccupations scolaires ou universitaires sont également au centre de la prise en charge des troubles dépressifs des jeunes. Dominique Monchablon Psychiatre, Chef de service des Relais Etudiants Lycéens 75 et 93, Chef de service de Fil Harmonie (FSEF) et Coordinatrice du pôle psychologique du SIUMPPS.

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